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Story # 8 : Le jour où l'on m'a dit que c'était impossible. 

Ecrit avec amour et humour le 09.11.2016

C’est IMPOSSIBLE,

tu n’y arriveras pas.

Combien de fois, j’ai entendu cette phrase. Ce mot, i-m-p-o-s-s-i-b-l-e.

D'après la définition du Larousse: Impossible est-ce qui est hautement improbable, qui n'est pas réalisable, qu'il est très difficile de faire, qui sort des limites du bon sens et du raisonnable.... Oui, cela fait peur. J'en ai presque mal à mon plexus! 

 

Vous aussi, vous connaissez sûrement des personnes qui ont essayé de vous dissuader en vous disant simplement que c'était impossible. Il y en a beaucoup malheureusement. Ils ne vous veulent aucun mal, bien au contraire. Ils se présentent toujours comme des personnes de bons conseils. Sur mon parcours, j’en ai tellement rencontré... Aujourd’hui, je ne les compte plus et SURTOUT ne les écoute plus.

 

« IMPOSSIBLE de travailler dans le cinéma si tu ne connais personne »

« IMPOSSIBLE de réaliser un film si tu n’as pas de productions »

« IMPOSSIBLE que ton court - métrage auto-produit soit sélectionné et gagne dans des Festivals »

« IMPOSSIBLE d’obtenir le Permis Vacances-Travail pour le Canada »

 

Et bien, vous savez quoi les gars ?! Oui, on est bien d’accord?! Cela n'est plus de l'ordre de l'impossible mais bien du possible. Lorsque j’ai fait le choix de partir vivre à Vancouver, j’ai souvent entendu que cela était une pure folie, un choix irréfléchi et que cela allait être très difficile et quasi impossible de travailler dans le cinéma avec mon Visa.

Je n'ai même pas prévenu mon réseau professionnel en France, je savais très bien ce qu'ils allaient me dire et non, je n'avais pas envie encore une fois d'entendre que tout cela était loin d'être réalisable. Je ne compte plus les soirées que j’ai passées sur des forums à lire des commentaires de personnes inconnues qui ont le pouvoir de te démoraliser en seulement quatre lignes. Bien éduquée, j’écoute toujours très poliment sans faire esclandres mais, croyez-moi, je suis un véritable volcan à l’intérieur.

« Tu ne sais pas qui je suis, comment peux-tu me dire que je n’y arriverai pas ?! Tu penses vraiment que cela va réussir à me dissuader ?! En affirmant que cela est impossible, tu viens juste d’éveiller en moi l'amazone, la suffragette qui n'ont qu'une envie, te prouver une nouvelle fois le contraire. »

 

Je ne sais pas vous, mais moi à chaque fois que l'on me dit que c'est impossible, cela se transforme automatiquement en défi et en objectif à atteindre. J'ai une envie furieuse de leur prouver qu'ils ont tort. Cela me fait penser à cette scène dans ce film adoré "Pretty Woman" où Julia Roberts revient dans la boutique qui a refusé de la servir pour dire que oui, ces jolies pimbêches ont eu tort. La comparaison n'est pas géniale, je sais, mais j'adore ce film. Et Julia Roberts, bien évidemment.

 

La semaine dernière, j’ai fait ce Training « Motion Picture Industry Orientation ». L’idée : T’informer sur l’industrie du cinéma à Vancouver, la description des différents métiers, la vie d’un plateau, son vocabulaire et ses notions de sécurité. Tout un joli programme. Il m’a fallu à peine deux heures pour être quasi retombée amoureuse de mon métier et me rendre compte que le plateau me manquait terriblement. Durant ces deux jours, j’étais remplie de souvenirs, d’anecdotes, d’images de mes précédents tournages.

 

À la fin, je n’avais qu’une envie : Demander le moteur et entendre ACTION! Lundi matin, pleine d'énergie, je me décide à aller poser mon CV à l’Union « Director Guild Of Canada », l’impressionnant Syndicat qui regroupe les Réalisateurs et les Assistants Réalisateurs du Canada. Je me suis sentie encore une fois toute petite face à cet immeuble. À peine arrivée devant, un homme me devance et me laisse la porte d’entrée ouverte. Comme pour l’expérience Fashion Week, j’y vois aussi un signe. J'entre et découvre le très joli bureau aux portes vitrées.

« IMPOSSIBLE de vous inscrire dans notre Union si vous n’êtes pas Résidant Permanent. Très difficile de travailler en tant qu'assistante réalisateur si vous ne faites pas partie de notre Union.»

 

On est d'accord?!

J'étais face à un mur. Un mur de brique très joli, soit dit-en passant, mais un joli mur de contraintes sans issue. J'ai écouté les conseils qu'elle me donnait sans grande conviction mais de toute façon, j'étais déjà ailleurs: Perdue dans mes pensées, à essayer de trouver différentes solutions et d'autres alternatives.

Je l'ai remercié de mon plus beau sourire, pris mon CV et suis sortie sous la pluie. À ce moment-là je ne faisais pas la fière, c'est vrai cependant, j'étais loin d'être démoralisé. Désolée mais là, vous n'avez pas réussi. En regardant les immenses buildings de verres en face de moi, je me suis fait la promesse de ne rien lâcher, de garder le cap de départ pour enfin d’atteindre mon objectif: Celui d'intégrer le milieu du cinéma à Vancouver en travaillant en tant qu'assistante réalisateur. Comme disait Sartre, nous sommes nos choix.

 

Et mon choix aujourd'hui, c'est d'avancer. Prouver que RIEN n'est impossible jusqu'à qu'on le décide.

 

J'ai toujours eu ce mantra, cette phrase qui à chaque fois me donne de la force dans des moments difficiles. Elle a toujours eu le don de faire rire mes amies et mon entourage.

"On  a  tous  gagné  la  course. On  est  tous  fait  pour  réussir."

 

Quelle course, vous allez me dire?!

La course à la Vie. On a tous, au début de notre vie étaient les premiers. Les premiers à atteindre l'ovule. Si on est là aujourd'hui, c'est que l'on a réussi. Notre vie est basée sur celle de la réussite. C'est grâce à elle que nous sommes là, elle est l'essence même de la vie. ( Je n'ai pas pris de drogue, je vous rassure. )

J'y crois fort à cette idée. La réussite fait partie de nous. Elle est en nous. Nous sommes tous fait pour réussir. Grâce à ce mantra, j'ai atteint la plupart de mes objectifs et je sais que je réussirai à atteindre aussi les suivants.

 

Alors je ne vous dis pas qu'aujourd'hui j'ai réussi à travailler dans le cinéma, ni à intégrer une équipe, je suis au début de mon expérience. Le défi n'est pas encore relevé, je suis sur la ligne de départ. J'ai d'abord dû traverser cette période de doute et de peur mais, à présent, je suis sur la voie de la détermination pour enfin démontrer que oui, tout est une nouvelle fois POSSIBLE.

 

Et vous, vous a t-on déjà dit que cela était impossible?!