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Story # 20 : Le jour où je les ai rencontré. 

Ecrit avec amour et humour le 11.04.2017

Enfin, c’est une partie de toi. Une partie de SOI. Une connexion entre deux êtres.

 

Une connexion bien au delà du 30 méga Bytes. Elle est le reflet de qui tu es. Regarde tes ami(e)s et tu en sauras plus sur toi.

Une  amie, c’est  toi.

Qu’est ce qui définit une amitié ?

J’étais certaine qu'en arrivant à Vancouver, je trouverai plus facilement un mec que des ami(e)s. Je ne vous parle pas de ces ami(e)s que tu ajoutes sur Facebook et ignore ensuite en soirée. Non, les précieux. Les perles. Les rares.

On me l’a répété trop souvent, se faire des ami(e)s au Canada est aussi diffiçile que de trouver du fromage à moins de 10 dollars. Pas de déprime à l’horizon, indépendante et solitaire, je l’ai toujours été. Et puis le fromage, c’est bien aussi d’arrêter. Il n’y a jamais eu 100 personnes à mes anniversaires, je n’ai pas de bandes d’amis officielles puis j’ai toujours préféré misé sur la qualité plutôt que la quantité. Idem avec les mecs et bientôt de même pour les fringues.

L’ amitié  serait-elle  de  l’amour  mais  sans  le  sexe ?

Comme pour chaque histoire d’amour, l’amitié n’est pas toujours éternelle. Elle est forte, souvent courte, laisse des traces indélébiles et des souvenirs mémorables. Tu grandis à travers chaque amitié, tu partages ton goûter avec elle, tu lui laisses copier sur ta feuille de contrôle, tu lui demandes conseils pour ta première fois avec Matthieu, tu l’encourages dans ces décisions professionnelles, tu pleures quand elle t’annonce qu’elle est enceinte et vous finissez saoules sur la piste de danse à ton mariage.   

 

Ces amitiés définissent la femme que tu es. Chaque amies eu depuis le bac à sable a construit la femme que je suis devenue. Aujourd’hui, peu comptent mais on compte les unes sur les autres. Pas besoin de les nommer, elles se reconnaitront.

Me lisent-elles ?

Je les connais tellement, qu’à l’heure où j’écris je devine leurs emplois du temps à chacune : Crèche, ciseaux, radio, auto école, studio de tournage, banque, aménagement, échographie…   

Elles sont IRREMPLAÇABLES dans mon cœur et dans ma vie.

 

Nostalgique, j’avoue je l’étais lorsque j’observais ces filles éclatant de rires au comptoir de ce bar branché. C’est bien beau de vouloir s’expatrier au bout du monde mais avec tout le monde dans sa valise, please !

En Septembre dernier, je ne rêvais que d'une chose, qu’elles prennent elles aussi un billet d’avion! Quitter vos vies pour rejoindre la mienne. N’y voyez pas là une forme d’égoïsme, juste l’envie de vivre chaque nouvelle expérience Vancouverite avec toutes les femmes de ma vie à mes côtés.

 

Arrête de rêver Andy et reviens à la réalité.

 

Alors où sont-elles ces femmes avec qui l’on peut tout partager ? Celles avec qui je peux être moi-même ? Celles que j’appellerai dans les mois à venir, des amies ? Sur Granville ? Mount Pleasant ? Yaletown ? Kitsilano ?

 

Elles sont différentes, n’ont pas le même âge, pas le même parcours de vie et pourtant elles sont devenues ces filles qui rendent mon quotidien plus ensoleillé jour après jour (et à Vancouver, c’est loin d’être simple). Ma famille ici, ce sont ces trois superbes nanas.

Je les aime et puis trop souvent aussi je les déteste. Je les déteste car elles savent déjà à peu près tout sur moi et je ne sais pas comment elles font, elles pour ne pas me détester. Je ne leur épargne rien : mes excès en tout genre, mes coups de gueule, mes moments euphoriques, mes up and down, mes coups de cœur et puis toute le reste à la sauce épicée made in Saunier.  

Oui ces filles là, ce sont mes drôles de dames à moi, quoi.

 

La première, c’est à un cours de Yoga que je l’ai vu. Elle avait ce corps athlétique auquel j’aspire tant et cette grâce naturelle. La douceur de son visage était aussi apaisante que sa voix. Tout les jeudis soir, j’étais la première assise sur mon tapis de Yoga. Le rendez-vous était régulier, petit à petit, le simple « Bonjour » était devenu au fil du temps, une réelle conversation.

Et en l’espace de quatre simples textos, on est devenue colocataire. C’est toujours comme ça avec Charlotte. Tout est simple.

Vivre en colocation, ça passe ou ça casse. Et là, c’est passé comme une lettre à la poste. On a partagé pendant 5 mois, notre intimité, nos soirées série « Stranger Things » sur Netflix, nos multiples et différents projets, nos expériences du passé… Sans se juger, juste s’épauler.

Ce que j’aime le plus chez elle, c’est sa conscience. Elle a le respect de soi, du monde extérieur, elle s’intéresse à tout et est curieuse de tout ce qui l’entoure. Elle a su me montrer qu’être Vegan, ce n’est pas seulement manger des fleurs et qu’enseigner le Yoga ne veut pas dire se lever à 5h tout les matins pour faire sa salutation au soleil.

Elle a mis K.O mes préjugés.

 

Lorsque je suis avec elle, je me sens moins seule dans cette hystérie de la poussette et de la famille parfaite.

Elle est née en 86 et n’a pour l’instant pas de grossesse planifiée, elle est en couple mais n’est pas pressée de se marier, et n’a qu’une envie aujourd’hui, s’envoler en Europe pour continuer ses études et créer sa propre destinée.

 

Elle me rappelle qu’on est de ces filles là : Des trentenaires en quête de soi-même en dehors du circuit sociétal assourdissant.

En deux mots, cette fille là, c'est une Badass!

 

#Badass.

 

Il a fallu que je fasse du bénévolat pour rencontrer ma future Co-Worker. J’avoue, je suis un pur produit du Networking. La première fois que je l’ai vu, elle était au téléphone tout en tapant sur son clavier.

Serait-elle née avec un ordinateur dans les mains ?

Marika, c’est le genre de fille que tu retrouves dans les pages du Glamour UK, Section « Top 10 des filles qui ont réussi à moins de 30 ans ».

 

Elle est aussi grande que son ambition. On n’a pas la même taille mais on partage la même envie de réussir. En entendant son accent Québécois irrésistiblement drôle, je n’aurai jamais pensé travailler un jour avec elle (surtout qu’elle avait à l’époque un PC portable ! Vadé rétro satana!).

 

Et puis, cela s’est fait naturellement. Pourquoi bloquer quand les choses arrivent aussi simplement ?!  Elle avait besoin d’une créative, j’avais besoin d’une business woman. Catwalk pr & Creative est né.

Elle est heureuse quand CTV interview ses clients, je suis comblée quand mes vidéos sont appréciés par les miens. Notre collaboration fait ses premiers pas mais la compagnie marche, elle déjà.

Ce que j’aime le plus chez elle, c’est son authenticité. Elle est la même, que ce soit en travaillant en pyjama dans mon salon tout en chantant du Backstreet Boys, ou en talons hauts accompagnant un client sur le plateau TV d'une chaîne nationale.

 

Disons- le, aujourd'hui on a plus de secret l’une pour l’autre.

En plus de partager la même folie douce, nous partageons également nos emplois du temps, nos clients et notre passion mutuelle pour le vin blanc. On bosse les dimanches, sort célébrer un nouveau contrat les mercredi soir et chill tranquille devant un film de filles les vendredi PM.

Notre planning est à l’image de notre amitié : Non conventionnel(le).

 

#girlboss

 

A ce Festival, je n’ai pas été payée mais j’ai gagné Lulu. Pardon, elle s’appelle Lucile. Non, je préfère dire Lulu, c’est tellement plus cool comme son image. Cool à la Lulu, quoi.

Je n’avais pas envie d’être amie avec une Française, l’espoir de devenir bilingue était encore très présent en Octobre dernier.

Comme lorsque tu rencontres un mec charmant, elle m’a envoyé un message sur Facebook pour aller boire un café. Et comme être addict à la caféine, on est devenue addict l’une à l’autre. Pas besoin de rajouter du lait ou de sucre, on s’est apprécié tout de suite.

Cette fille, elle a du goût pour tout. La musique, la mode, les mecs et sème son humour un peu partout dans Vancouver.

Elle ne porte pas seulement le chignon flou de l’artiste bohème mais elle a aussi l’attitude, la douceur et la créativité. C’est une vraie, une pure. Elle est romantique à souhait, sensible, à fleur de peau tout en étant une amazone 2.0.

Elle n’a pas eu peur de s’expatrier, laissant ce désir de nouveauté prendre le pas sur une destinée déjà toute tracée.

 

Notre passion commune (outre notre amour fou pour Angus Stone) pour les fringues vintage et la musique underground nous a valu il y a quelques mois, le surnom des « Filles de Canal ». Traduction : Filles stylées et coolitude branchées à la sauce Canal +.

 

Ce que j’aime le plus chez elle, c’est son French accent lorsqu’elle s’exprime en Anglais (et ce n’est pas ses clients masculins qui diront le contraire), la façon dont elle porte ses baskets stylées, sa fameuse répartie légendaire et par dessus tout, son déhanché endiablé lorsqu’on danse à 2h du matin comme deux ados sur "I can't feel my face..... when I...".

 

#lesfillesdecanal

 

 

... Est ce que ce n’est pas ça, la réussite d’une expatriation ? Rencontrer des êtres qui nous reconnectent avec nous-même.

Ces trois filles là, ont réussi chacune de leur manière et rien que pour cela je crois pouvoir dire que OUI, ce sont devenues au fil des mois de véritables amies.