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Nouvelle : Vancouver.

Ecrit avec amour et humour le 25.07.2019

Je n’ai jamais compris le concept de se plaindre de vivre dans une ville où selon son point de vue, la culture n’y est que peu vécue. Est-ce contradictoire de partir dans un nouveau Pays pour y retrouver ce que l’on a laissé derrière soi ? Le Canada ne sera jamais comme l’Europe et vice versa. C’est bien mieux comme ça.

Vancouver c’est une ville jeune. Une jeune fille. Une femme en devenir. Elle sort tout juste du berceau comme les buildings poussent toujours plus haut. Elle attire par sa jeunesse, sa candeur, ses quartiers en fleurs, sa bonne humeur, sa vie tout en douceur. Vancouver dans 10 ans, c’est une bombe. Une bombe de tendances, de nouveautés. Certifier, approuvé. Pourquoi ne pas faire partie soi-même de cette vague novatrice de créativité ?

 

Serions-nous habitués Européens à tout avoir tout le temps ? Pourris gâtés, de la culture toute l’année. Il serait peut-être temps de créer ? De subvenir à ses propres exigences, ne pas avoir besoin du voisin. De devenir soi-même créateur et non plus, visiteur. D’imaginer au lieu de contempler. De créer au lieu de critiquer. Passer de l’autre côté. Celui de la pièce maîtresse, de l’autre côté de l’image, de l’autre côté de la barrière, sauter vers le succès. Cette ville t’en donne la possibilité. Tout ici est à faire. Vas y, sors tes affaires, sors tes idées. Regarde autour de toi, il y a des centaines d’endroits qui n’attendent que toi.

 

Vancouver a une scène culturelle. Oui, vraiment. Seulement, comme toutes les autres, elle ne fait pas trop la belle. Une culture sélective qui se gagne et se paye année, après année. Rien n’est publié, rien n’est affiché. C’est à toi de trouver. Une chasse au trésor, une course qui l’est encore plus, encore. Les concerts se font, les festivals s’organisent, les soirées s’éternisent. Vancouver, ce que j’aime chez toi c’est que tu es comme nous toutes. Comme une femme qui se laisse désirer, il faut te conquérir pour avoir l’impression de t’appartenir. Rien n’est gagné, tout arrive à point nommé.

 

Il faut sortir, se connecter, parler, danser tout près. Les adresses se filent sous le manteau, tout est caché comme si c’était le début d’une aventure que l’on ne regrettera jamais. Tu ne sais pas comment la soirée va se terminer. Dans quel quartier ? Avec qui ? Tu le connais ? La culture est y bien présente, elle débute, timide, n’ose pas faire grand bruit, pleines d’idées avec énormément d’envie, elle grandit. Les groupes de musique se forment, la Mode se vit, les designers inventent, l’écologie s’y épanouit. Tout est là, tu as tout pour toi.

Vancouver ne laisse personne te comparer car tu n’es en aucun cas, comparable. Regarde-toi, les formes montagneuses qui plongent tendrement dans l’océan Pacifique te rendent si unique. La douceur des températures l’été, la possibilité de faire du ski, de la randonnée, boire des coups sur une terrasse ensoleillée, shopper dans les vintage shops dans tous les quartiers ou simplement faire du canoë, tout ici est à portée.

 

Tu es un véritable trésor que je ne me lasse jamais de contempler, véritable écrin dans une Amérique du Nord industrialisée. Qu’on t-il tous avec l’idée de s’en aller ? Personne ne reste, tout le monde y pose les pieds en pensant déjà à la RP et à la destination d’après. Ne serais-tu aimée qu’à moitié ? C’est triste, cela me donne envie de pleurer. Suis-je la seule à te ressentir ? A ne plus jamais vouloir partir. Désirer secrètement devenir une toute petite partie de toi, une pièce parmi le puzzle culturel en émoi. 

 

Je serais toujours cette jeune femme un peu perdue dans tes grandes rues mais qui n’arrêtera pas d’écrire n’ayant qu’une seule envie : continuer de raconter ce que tu es, ce qui fait de toi une ville pour lequel mon amour est démesuré. En amour je suis littéralement tombée. Ce livre, il t’est dédié. Merci de m’avoir accueilli, de m’avoir appris des choses essentielles à ma vie, merci de m’avoir permis d’expérimenter, de travailler, de danser, de fêter, d’aimer.

 

De me retrouver.